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Les dates

Comment fonctionne la facturation électronique : le circuit et l’adresse

Le fournisseur dépose sa facture sur sa plateforme agréée (ex-PDP), qui lit dans l'annuaire la plateforme de réception et l’adresse du client, puis la lui transmet. L’État reçoit des données, pas la facture ; l’adresse commence toujours par le SIREN du client.

Mis à jour le 01/10/2026, selon les textes en vigueur au 26/09/2026

4 mailles

d’adresse : SIREN, SIRET, code routage, suffixe SourceAIFE, dossier de spécifications externes v3.2 du 30/04/2026 et annexes 2, 3 et 7, consulté le 01/10/2026. Ouvrir

J+1

pour voir une mise à jour de l’annuaire SourceAIFE, dossier de spécifications externes v3.2 du 30/04/2026 et annexes 2, 3 et 7, consulté le 01/10/2026. Ouvrir

4 statuts

obligatoires pour suivre chaque facture SourceDGFiP, fiche 6 « Comment mon entreprise va recevoir les factures », juin 2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir

Prairie de printemps avec boutons d'or sous un ciel clair

Le circuit d’une facture

  1. Votre fournisseur
  2. Sa plateforme agréée
  3. Votre plateforme agréée
  4. Vous
  5. L’administration reçoit les données, pas la facture

Rôle des plateformes et de l’État selon impots.gouv.frSourceimpots.gouv.fr, « Facturation électronique et plateformes agréées », consulté le 26/09/2026. OuvrirDGFiP, FAQ « Tout savoir sur la facturation électronique », consulté le 26/09/2026. Ouvririmpots.gouv.fr, spécifications externes B2B (page modifiée le 02/07/2026), consulté le 26/09/2026. Ouvrir

L’essentiel

  • Le fournisseur dépose sa facture sur sa plateforme agréée, ou dans un logiciel raccordé à une plateforme.
  • Sa plateforme interroge l’annuaire : elle y lit votre plateforme de réception et votre adresse.
  • Votre plateforme reçoit la facture et peut la convertir dans le format que vous utilisez.
  • L’administration reçoit les données prévues par la loi, pas la facture elle-même.
  • Votre adresse commence par votre SIREN ; votre plateforme la crée et la tient à jour.

Ce que vous devez faire

  1. Vérifiez votre ligne et celle de vos clients dans l’annuaire officiel.
  2. Besoin d’adresses par service ? Votre plateforme peut créer codes routage et suffixes.

Une question sur votre cas : assistance DGFiP au 0806 807 807, du lundi au vendredi.

Le détail

Comment fonctionne la facturation électronique : le schéma en 4 temps

Une facture électronique ne va jamais d’une entreprise à l’autre en direct : elle passe par la plateforme du fournisseur, puis par celle du client. Facture électronique, comment ça marche, temps par temps :

  1. Le dépôt. Le fournisseur crée sa facture sur sa plateforme agréée, chargée d'émission, transmission et réception, ou dans un logiciel raccordé à au moins une plateforme agréée, qui ne transmet rien lui-même à l’administration (faire une facture électronique).
  2. L’annuaire. La plateforme d’émission y cherche la plateforme de réception du client. Le dossier de spécifications de l’AIFE prévoit de le consulter dès la création, pour confirmer l’adressage de l’acheteur.
  3. L’échange. Les deux plateformes se passent la facture dans un format du socle commun, « UBL, CII et Factur-X » selon ce dossier. Celle du client peut la convertir dans le format qu’il veut.
  4. Les données. La plateforme d’émission extrait les données réglementaires et les envoie à l’administration. Les opérations sans facture électronique passent par les données du e-reporting.

D’après la FAQ « Tout savoir » de la DGFiP, l’État fixe les normes et gère l’annuaire national sans centraliser les factures. Peppol y reste facultatif, alors qu’il est le canal officiel en Belgique. La DGFiP qualifie ce modèle d'« hybride et distribué » : la réforme et son modèle.

Deux sources officielles ne disent pas la même chose

Le nom « plateforme de dématérialisation partenaire (PDP) » a cédé la place à « plateforme agréée », avec la loi n° 2026-103 et le document de la DGFiP sur les labels. L’arrêté du 27 juillet 2026 retire le « portail public de facturation » de l’annexe IV. Pourtant, la page des spécifications (02/07/2026) et celle de la liste des plateformes (22/09/2026) citent encore ce portail pour l’annuaire et les données. Dans les deux lectures, l’État tient l’annuaire et reçoit les données ; il ne propose pas de plateforme gratuite d’échange de factures.

Adresse de facturation électronique : ce que c’est, où la lire

Aucune source officielle consultée au 01/10/2026 ne définit l’expression en une phrase. En pratique, c’est ce que lit la plateforme du fournisseur pour savoir où livrer la facture. L'outil de recherche de l’annuaire la donne pour chaque entreprise, avec sa plateforme de réception.

Ce portail s’ouvre « sans nécessité d’authentification et habilitation ». Il affiche les adresses en vigueur et futures, pas les matricules des plateformes. Les partenaires habilités passent, eux, par API ou par flux EDI. Selon l’annexe 3 du dossier technique, toute adresse commence par le SIREN du destinataire. Les cas particuliers : l’adresse de facturation électronique, cas par cas.

SIREN, SIRET, code de routage, suffixe : les 4 mailles

Quatre niveaux d’adressage, les mailles, permettent de tout recevoir au siège ou de répartir les factures par point de vente ou par service.

MailleForme codée dans l’annuaireUsage
SIRENSIRENtoute l’entreprise
SIRETSIREN_SIRETun établissement
Code routageSIREN_SIRET_Identifiant de routageun service d’un établissement
SuffixeSIREN_Suffixeune adresse sans établissement

Code de routage facturation électronique

Un code routage se rattache à un établissement, qui peut en avoir zéro, un ou plusieurs, et porte un statut actif ou inactif. Quand il devient inactif, ses lignes « deviennent inadressables ». Pour les structures publiques, ces codes reprennent les services déclarés dans Chorus Pro.

Identifiant d’adresse : le suffixe et les codes techniques

Le suffixe est choisi par l’entreprise destinataire : 100 caractères au plus, chiffres, lettres latines sans accent, « - », « _ » et « . ». Le dossier conseille des suffixes « à la signification claire », jamais un SIRET. Son exemple : des services A, B et C, puis une ligne au suffixe « ABCD01 ». Dans les messages, 0002 désigne un SIREN, 0009 un SIRET, 0224 un code routage, 0225 une adresse de l’annuaire national.

Qui crée votre adresse : votre plateforme

Aucune démarche n’est à faire auprès de l’administration, selon la fiche 6 de la DGFiP. Au départ, chaque entreprise privée a une ligne par défaut à la maille SIREN, rattachée à une plateforme « fictive ». Seule une plateforme liée à vous par un contrat formel peut la remplacer par une ligne à son matricule, puis ajouter des lignes SIRET, code routage ou suffixe. Chaque changement est visible le lendemain.

Ce contrat, l'« accord formel », se signe à la main ou électroniquement, auprès de la plateforme ou par un intermédiaire muni d’un mandat explicite, selon un livret de la DGFiP. Pour passer à une autre plateforme, comptez au maximum 15 jours ouvrables d’inscription dans l’annuaire une fois que l’ancienne a donné son accord, d’après service-public. Le prix : ce que coûte une plateforme.

Quand l’adresse d’un client manque

Le guide pratique de la DGFiP fixe un ordre : contrôler le SIREN, le SIRET, l’établissement, la dénomination et les données du client, puis interroger votre plateforme, enfin contacter le client en gardant une trace.

Un client sans plateforme n’a pas d’adresse : vous êtes prévenu du rejet, et la facture peut partir par e-mail ou courrier « à titre exceptionnel », la créance restant exigible. Si l’annuaire est en panne, les plateformes utilisent leurs copies ou des adresses Peppol : « L’entreprise n’a pas à résoudre elle-même une défaillance d’un outil public ou collectif. »

Donner votre adresse à vos fournisseurs ? Aucune source officielle consultée ne l’impose en général. La seule consigne vise les notes de restaurant : selon la fiche 12, le collaborateur transmet au restaurateur l’adresse de l’entreprise, « a minima le SIREN ou SIRET ». Sinon, elle figure dans l’annuaire de la facturation électronique et le SIREN suffit à la maille par défaut. Côté client : recevoir une facture, étape par étape.

Questions fréquentes

Comment trouver mon code de routage ?

Les codes routage sont créés par votre plateforme de réception, pour adapter l’annuaire au plan d’adressage de votre entreprise. Pour lire les vôtres, cherchez votre entreprise sur le portail public de l’annuaire : il affiche les adresses en vigueur et les adresses futures, sans authentification. Votre plateforme tient ces lignes : c’est elle qui les crée, les modifie ou les clôt.

Quelle est la différence entre un code suffixe et un code routage ?

Le code routage dépend d’un établissement : il se rattache à un SIRET, porte un statut actif ou inactif, et un même établissement peut en compter plusieurs. Le suffixe ne dépend d’aucun établissement : c’est un identifiant libre choisi par l’entreprise destinataire, de 100 caractères au plus. Dans les deux cas, l’adresse complète commence par le SIREN.

Quel est l’identifiant de facturation électronique ?

Le point de départ est l’identifiant de l’entreprise : un livret de la DGFiP indique que « Chaque entité est répertoriée avec un identifiant unique (SIREN ou SIRET). » L’adresse lue dans l’annuaire part du SIREN, complété si besoin par un SIRET, un code routage ou un suffixe. Les codes techniques des messages sont présentés plus haut, avec les 4 mailles.

Où trouver un identifiant de routage à partir d’un SIREN ou d’un SIRET ?

Sur l’outil public « Consulter l’annuaire de la facturation électronique », publié par l’Agence pour l’informatique financière de l’État (AIFE). Selon service-public, il montre si une entreprise est raccordée à une plateforme agréée et quelles sont ses adresses de facturation électronique. Les matricules des plateformes de réception, eux, ne sont pas affichés.

L’administration lit-elle mes factures ?

Non, la facture elle-même circule seulement entre la plateforme du fournisseur et celle du client. Selon la FAQ « Tout savoir » de la DGFiP, l’administration ne centralise pas les factures : elle reçoit uniquement les données prévues par la loi. Ce sont les plateformes qui les extraient et les lui envoient.

Toutes les sources
  1. DGFiP, guide pratique de la facturation électronique, juillet 2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
  2. impots.gouv.fr, « Facturation électronique et plateformes agréées », consulté le 26/09/2026. Ouvrir
  3. DGFiP, FAQ « Je découvre la facturation électronique », version du 01/09/2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
  4. DGFiP, FAQ « Tout savoir sur la facturation électronique », consulté le 26/09/2026. Ouvrir
  5. DGFiP, présentation des labels des plateformes agréées, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
  6. impots.gouv.fr, spécifications externes B2B (page modifiée le 02/07/2026), consulté le 26/09/2026. Ouvrir
  7. AIFE, dossier de spécifications externes v3.2 du 30/04/2026 et annexes 2, 3 et 7, consulté le 01/10/2026. Ouvrir
  8. Service-public, « Consulter l’annuaire de la facturation électronique », consulté le 26/09/2026. Ouvrir
  9. AIFE, annuaire de la facturation électronique (outil de recherche), consulté le 01/10/2026. Ouvrir
  10. DGFiP, fiche 6 « Comment mon entreprise va recevoir les factures », juin 2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
  11. DGFiP, livret « Fiche 1-f-ps », 2025, consulté le 01/10/2026. Ouvrir
  12. Service-public, fiche F39785 sur la facturation électronique, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
  13. DGFiP, fiche 12 « Comment seront traitées mes notes de restaurant », juin 2026, consulté le 01/10/2026. Ouvrir

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