Amendes de la facturation électronique : combien, dans quels cas, avec quelle tolérance
Trois amendes existent depuis la loi du 19 février 2026 : 50 € par facture non électronique, 500 € par e-reporting manquant, 500 € puis 1 000 € sans plateforme de réception. Pour les deux premières, une première infraction réparée n’est pas sanctionnée.
Mis à jour le 01/10/2026, selon les textes en vigueur au 26/09/2026
30 jours
pour réparer une première infraction sans amende SourceArticle 1737 du CGI sur Légifrance (version applicable du 21/02/2026 au 01/01/2027), consulté le 26/09/2026. OuvrirDGFiP, FAQ « J’approfondis la facturation électronique », version du 01/09/2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
3 mois
de mise en demeure avant l’amende de réception SourceArticle 1737 du CGI sur Légifrance (version applicable du 21/02/2026 au 01/01/2027), consulté le 26/09/2026. OuvrirDGFiP, FAQ « J’approfondis la facturation électronique », version du 01/09/2026, consulté le 26/09/2026. OuvrirDGFiP, guide pratique de la facturation électronique, juillet 2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
Amendes prévues par le code général des impôts, selon le texte en vigueur au 26/09/2026
50€
par facture non émise sous forme électronique
Article 1737 SourceArticle 1737 du CGI sur Légifrance (version applicable du 21/02/2026 au 01/01/2027), consulté le 26/09/2026. OuvrirDGFiP, FAQ « J’approfondis la facturation électronique », version du 01/09/2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
500€
par transmission de e-reporting manquée
Article 1788 D SourceArticle 1788 D du CGI sur Légifrance (version applicable du 21/02/2026 au 01/01/2027), consulté le 26/09/2026. OuvrirArticle 123 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026, Journal officiel (Légifrance), consulté le 26/09/2026. Ouvrir
15 000€
plafond par année civile, pour chacune de ces deux amendes
Articles 1737 et 1788 D
Pas d’amende pour une première infraction réparée spontanément ou dans les 30 jours suivant la demande de l’administration (année en cours et trois années précédentes). SourceArticle 1737 du CGI sur Légifrance (version applicable du 21/02/2026 au 01/01/2027), consulté le 26/09/2026. OuvrirDGFiP, FAQ « J’approfondis la facturation électronique », version du 01/09/2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
En phase de démarrage, la DGFiP ne sanctionne pas les entreprises engagées dans une mise en conformité sérieuse ; ce n’est ni un report ni une suspension de l’obligation. SourceDGFiP, guide pratique de la facturation électronique, juillet 2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
L’essentiel
- 50 € par facture non émise en électronique, plafonnés à 15 000 € par année civile.
- 500 € par transmission de e-reporting manquante, plafonnés eux aussi à 15 000 € par année civile.
- Réception sans plateforme agréée (ex-PDP) : mise en demeure, 500 €, puis 1 000 € tous les 3 mois.
- Première infraction réparée spontanément ou sous 30 jours : pas d’amende, sauf pour la réception.
- 2026 : pas de sanction automatique, et « ni un report ni une suspension de l’obligation ».
Ce que vous devez faire
- Si l’administration vous signale un manquement, régularisez dans les 30 jours.
- Choisissez une plateforme de réception : c’est l’amende que la tolérance ne couvre pas.
Une question sur votre cas : assistance DGFiP au 0806 807 807, du lundi au vendredi.
Le détail
Sanctions facturation électronique : les trois amendes en vigueur
Pour l’entreprise, le code général des impôts prévoit trois amendes (texte en vigueur au 26/09/2026). L'article 123 de la loi n° 2026-103 a fixé leurs montants et ajouté celle sur la réception.
| Ce qui manque | Montant | Article du CGI |
|---|---|---|
| Une facture émise sous forme électronique | 50 € par facture, au plus 15 000 € par année civile | 1737, III |
| Une transmission de e-reporting | 500 € par transmission, au plus 15 000 € par année civile | 1788 D |
| Une plateforme agréée pour recevoir | après mise en demeure, 500 €, puis 1 000 € tous les trois mois | 1737, IV bis |
Les plateformes ont leurs propres amendes : 50 € par facture pour un manquement de transmission (plafond 45 000 € par année civile), 750 € par transmission de e-reporting (plafond 100 000 €). Le Service d’immatriculation de la DGFiP surveille ces obligations et applique, le cas échéant, les sanctions.
Exemples de calcul
Des calculs d’illustration, pas des règles : ils appliquent les montants du texte en supposant que ni la tolérance de première infraction ni l’approche de 2026 ne joue.
| Situation | Calcul | Montant |
|---|---|---|
| 10 factures non électroniques | 10 x 50 € | 500 € |
| 300 factures non électroniques | 300 x 50 € | 15 000 €, le plafond annuel |
| 3 transmissions de e-reporting oubliées | 3 x 500 € | 1 500 € |
| 30 transmissions de e-reporting oubliées | 30 x 500 € | 15 000 €, le plafond annuel |
Sur chaque ligne, la tolérance de première infraction peut écarter l’amende si ses conditions sont réunies.
Sans plateforme de réception, l’amende se compte dans le temps : mise en demeure avec trois mois pour se conformer, puis 500 € et une seconde mise en demeure de trois mois, puis 1 000 €, renouvelés après chaque période de trois mois de persistance. Deux étapes sans régularisation font donc 1 500 €.
Ici, pas de tolérance de première infraction : ce sont les mises en demeure qui laissent le temps d’agir, par exemple pour choisir une plateforme de réception.
Facturation électronique : amende ou tolérance de première infraction
L'article 1737, V (texte en vigueur au 26/09/2026) écarte l’amende à deux conditions. L’infraction est la première sur l’année civile en cours et les trois précédentes. Elle a été réparée spontanément, ou dans les trente jours qui suivent une première demande de l’administration.
La FAQ « J’approfondis » de la DGFiP (question 2.4) le dit sans détour : « La première infraction commise ne sera pas sanctionnée. » La règle couvre l’amende de 50 € par facture et celle des plateformes pour les factures.
Le e-reporting a la même tolérance, à l’article 1788 D. Seule l’amende de réception (IV bis) reste en dehors.
Sanction facturation électronique en 2026 : la ligne de la DGFiP et du ministère
« Y aura-t-il des sanctions en 2026 ? Non. », répond la FAQ « Tout savoir » (p. 8). La DGFiP y ajoute que le régime existe, mais qu’elle suivra une approche pédagogique et proportionnée, sans sanction immédiate ou automatique des entreprises en difficulté.
Le guide pratique (p. 2 et question 29) vise les entreprises « engagées dans une trajectoire sérieuse de mise en conformité ». Il exclut l’inertie, l’évitement et le refus durable, et rappelle : « Cette approche ne constitue ni un report ni une suspension de l’obligation. »
Deux annonces du ministre vont dans ce sens. Le communiqué du 11 juillet 2026 cite le ministre : « Il n’y aura pas, au démarrage de cette réforme, de sanctions pour les entreprises de bonne foi qui rencontrent une difficulté et qui engagent le travail nécessaire pour régulariser leur situation. » Celui du 1er septembre 2026 annonce « aucune sanction pour aucune entreprise en 2026 ».
Ce sont des annonces : les amendes des articles 1737 et 1788 D restent écrites dans le code, selon le texte en vigueur au 26/09/2026. Voir aussi report ou tolérance en 2026.
15 € ou 250 € : des montants de 2021, remplacés en 2026
Deux sources officielles ne disent pas la même chose
L'ordonnance n° 2021-1190, dans sa version d’origine, fixait 15 € par facture et 250 € par transmission de e-reporting (plateforme : 750 €, plafond 45 000 €). La loi n° 2026-103 du 19 février 2026 (article 123) les a remplacés par 50 € et 500 €, porté le plafond de la plateforme à 100 000 € et créé l’amende de réception. La version de 2026, la plus récente, prime.
Service-public le confirme dans son actualité du 20 février 2026 : « 500 € (au lieu de 250 €) par transmission ». Un texte qui cite encore 15 € par facture est périmé.
Les numéros d’articles pourraient aussi changer : Légifrance affiche pour les articles 1737 et 1788 D une « Version en vigueur du 21/02/2026 au 01/01/2027 » et y mentionne l’abrogation de l’article 289 bis par une ordonnance du 17 décembre 2025, la n° 2025-1247. À lire aussi : les amendes article par article sur le comparateur, et le coût de la mise en conformité.
Questions fréquentes
Quels sont les risques si je ne suis pas conforme à la facture électronique obligatoire ?
Le code prévoit 50 € par facture qui n’est pas émise en électronique et 500 € par transmission de e-reporting oubliée, avec pour chacune un plafond de 15 000 € par année civile. Sans plateforme de réception, l’amende vient après une mise en demeure de trois mois : 500 €, puis 1 000 € à chaque nouvelle période de trois mois. Une première infraction réparée à temps échappe aux deux premières amendes. En 2026, la DGFiP ne sanctionne pas automatiquement l’entreprise en difficulté qui s’est engagée, sans que cela vaille report ni suspension de l’obligation.
Quel est le plafond des amendes de la facturation électronique ?
Pour l’entreprise, deux des trois amendes sont plafonnées à 15 000 € par année civile chacune : celle de 50 € par facture non émise en électronique comme celle de 500 € par transmission de e-reporting manquante. L’amende pour absence de plateforme de réception fonctionne autrement : elle se renouvelle à 1 000 € tous les trois mois tant que rien ne change. Les cas où une amende peut être écartée sont réunis sur report ou tolérance.
Qui prononce les amendes de la facturation électronique ?
La DGFiP, par son Service d’immatriculation des plateformes agréées. Selon impots.gouv.fr, ce service surveille les obligations des plateformes comme celles des utilisateurs, et applique le cas échéant les sanctions pécuniaires.
Une plateforme agréée peut-elle être sanctionnée ?
Oui. Elle encourt 50 € par facture en cas de manquement à ses obligations de transmission, dans la limite de 45 000 € par année civile, et 750 € par transmission de e-reporting, dans la limite de 100 000 €. Le Service d’immatriculation de la DGFiP peut aussi lui retirer son numéro d’immatriculation.
L’amende de 15 € par facture est-elle encore valable ?
Non. Ce montant de 2021 a été remplacé par 50 € par facture par la loi du 19 février 2026, de même que les 250 € par transmission de e-reporting, devenus 500 €. Ces montants actuels restent soumis à la tolérance de première infraction et à l’approche de démarrage annoncée pour 2026, qui ne reporte ni ne suspend l’obligation.
Toutes les sources
- Article 1737 du CGI sur Légifrance (version applicable du 21/02/2026 au 01/01/2027), consulté le 26/09/2026. Ouvrir
- Article 1788 D du CGI sur Légifrance (version applicable du 21/02/2026 au 01/01/2027), consulté le 26/09/2026. Ouvrir
- Article 123 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026, Journal officiel (Légifrance), consulté le 26/09/2026. Ouvrir
- Ordonnance n° 2021-1190, version d’origine (Légifrance), consulté le 26/09/2026. Ouvrir
- impots.gouv.fr, « Facturation électronique et plateformes agréées », consulté le 26/09/2026. Ouvrir
- DGFiP, FAQ « J’approfondis la facturation électronique », version du 01/09/2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
- DGFiP, guide pratique de la facturation électronique, juillet 2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
- DGFiP, FAQ « Tout savoir sur la facturation électronique », consulté le 26/09/2026. Ouvrir
- Service-public.fr, actualité A18802 sur les nouvelles amendes, publiée le 20 février 2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
- Ministère, communiqué n° 898 du 11 juillet 2026, « Facturation électronique : David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, annonce une approche de tolérance et de bienveillance dans la mise en œuvre de la réforme de la facturation électronique », consulté le 01/10/2026. Ouvrir
- Ministère, communiqué n° 980 du 1er septembre 2026, « La facturation électronique démarre aujourd’hui : priorité à l’accompagnement des entreprises », consulté le 01/10/2026. Ouvrir