Facturation électronique : un report ? Non, une tolérance en 2026
Non : au 01/10/2026, aucune source officielle ne signale de report, et la DGFiP écrit que la généralisation est effective depuis le 1er septembre 2026. Ce qui existe : une phase de démarrage sans sanction pour les entreprises engagées, qui ne suspend pas l’obligation.
Mis à jour le 01/10/2026, selon les textes en vigueur au 26/09/2026
1er déc. 2026
plafond légal d’un report, aucun signalé SourceArticle 91 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024, version publiée au Journal officiel (Légifrance), consulté le 26/09/2026. Ouvririmpots.gouv.fr, « Je passe à la facturation électronique », modifiée le 01/09/2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
1er déc. 2027
même plafond pour PME et micro SourceArticle 91 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024, version publiée au Journal officiel (Légifrance), consulté le 26/09/2026. Ouvririmpots.gouv.fr, « Je passe à la facturation électronique », modifiée le 01/09/2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
2024loi de finances
1er sept. 2026
1er sept. 2027
GE et ETI
PME, TPE, microfranchise comprise
Réception, émission, e-reporting
Réception
Émission, e-reporting
L’essentiel
- Aucun report au 01/10/2026 : la généralisation est effective depuis le 1er septembre 2026.
- Un décret pouvait reporter les dates, au plus tard au 1er décembre 2026, ou 2027 pour les PME.
- Démarrage 2026 : pas de sanction pour une entreprise engagée, ni report ni suspension de l’obligation.
- Inertie, évitement ou refus durable restent hors de cette tolérance.
Ce que vous devez faire
- Ne différez pas le choix de votre plateforme agréée (ex-PDP) de réception : il est attendu depuis le 1er septembre 2026.
- PME, TPE ou micro : préparez l’émission pour le 1er septembre 2027 au plus tard.
Une question sur votre cas : assistance DGFiP au 0806 807 807, du lundi au vendredi.
Le détail
Y a-t-il un report de la facturation électronique ?
Les échéances viennent de l'article 91 de la loi de finances pour 2024. Pour les grandes entreprises et les ETI, le guide pratique de la DGFiP (question 7) est net : « Cette obligation n’est pas suspendue par les difficultés de démarrage ».
Le 01/10/2026, nous avons relu les actualités d’impots.gouv.fr, de service-public et les communiqués du ministère. Rien de nouveau depuis le 26/09/2026 sur le report, la tolérance, les sanctions ou le calendrier ; le Journal officiel, lui, n’était pas lisible ce jour-là.
La seule actualité de la DGFiP sur le sujet, publiée le 28/09/2026, est un rappel : « Depuis le 1er septembre 2026, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire doivent émettre leurs factures via une plateforme agréée, et toutes les entreprises doivent être en capacité de recevoir des factures électroniques. »
Report de la réforme de la facturation électronique : ce que la loi permettait
Dans sa version publiée au Journal officiel, l’article 91 fixe le 1er septembre 2026, mais un décret peut retenir une date plus tardive, « qui ne peut être postérieure au 1er décembre 2026 ». Pour les PME et les micro-entreprises, l’article retient le 1er septembre 2027 et prévoit le même mécanisme, borné au 1er décembre 2027.
Aucun décret de ce type n’apparaît dans les sources officielles consultées.
Deux sources officielles ne disent pas la même chose
Avant la loi de finances pour 2024, un autre calendrier existait, fixé par l’article 26 de la loi de finances rectificative pour 2022. Pour la documentation juridique de la DGFiP, l’article 91 est le texte « prévoyant les nouvelles dates d’entrée en vigueur » ; le « Calendrier de la réforme » de la DGFiP, daté du 18/01/2024, affiche déjà 01/09/2026 et 01/09/2027. Ce calendrier antérieur ne s’applique plus, et ses dates ne sont pas reprises ici.
Facturation électronique report 2027, report 2028 : ce que disent les textes
En 2027, rien ne bouge. Le guide pratique (question 17) situe l’émission des PME, TPE et micro-entreprises au 1er septembre 2027, la FAQ « Je découvre » (question 5.1) écrit « au plus tard le 1er septembre 2027 ». Le e-reporting de ces entreprises démarre à la même date.
Pour 2028, aucune source officielle consultée au 26/09/2026 ne mentionne d’échéance. Les dates par catégorie : le calendrier officiel, le calendrier par catégorie du comparateur et, pour un indépendant, les dates d’un micro-entrepreneur.
La tolérance de 2026 : ce qu’elle couvre
« Y aura-t-il des sanctions en 2026 ? Non. », répond la FAQ « Tout savoir » (p. 8), qui annonce une approche pédagogique et proportionnée. Le guide (p. 2 et question 29) écarte les sanctions pour les entreprises en difficulté « engagées dans une trajectoire sérieuse de mise en conformité ». Le même guide prévient : « Cette approche ne constitue ni un report ni une suspension de l’obligation. »
Le ministre l’a annoncé dans deux communiqués. Celui du 11 juillet 2026 : « Il n’y aura pas, au démarrage de cette réforme, de sanctions pour les entreprises de bonne foi qui rencontrent une difficulté et qui engagent le travail nécessaire pour régulariser leur situation. » Celui du 1er septembre 2026 : « aucune sanction pour aucune entreprise en 2026 ». Le code, lui, garde ses amendes, selon le texte en vigueur au 26/09/2026.
Autres souplesses du démarrage :
- une facture arrivée en PDF, par mail ou sur papier reste payable et ouvre droit à déduction de TVA, pourvu que l’opération soit réelle et que les mentions y figurent (guide, questions 3 et 9) ;
- une PME qui émet en électronique avant son échéance et rencontre un échec peut revenir un temps à ses modalités habituelles (questions 17 à 19) ;
- une première infraction, sur l’année en cours et les trois précédentes, n’est pas sanctionnée si elle est réparée spontanément ou dans les trente jours d’une demande (article 1737, V, texte en vigueur au 26/09/2026).
Ce qu’elle ne couvre pas
Le guide exclut l’inertie, l’évitement et le refus durable. La facture papier acceptée côté client ne dispense pas non plus son émetteur, s’il est soumis à l’obligation.
La tolérance de première infraction laisse de côté l’amende pour absence de plateforme de réception, qui démarre après trois mois de mise en demeure : 500 € d’abord, 1 000 € ensuite, et de nouveau 1 000 € à chaque délai de trois mois supplémentaire (FAQ « J’approfondis », question 2.5). L’approche de démarrage, qui vise les sanctions en général, « ne constitue ni un report ni une suspension de l’obligation ». Les montants : les amendes ; pour s’équiper : choisir sa plateforme de réception ; ce qui s’applique déjà : la facturation électronique en 2026.
Questions fréquentes
Les grandes entreprises et les ETI peuvent-elles différer l’émission ?
Non. Le guide pratique de la DGFiP le dit pour elles : « Cette obligation n’est pas suspendue par les difficultés de démarrage ». Elles émettent par une plateforme agréée depuis le 1er septembre 2026, avec leur e-reporting, et la phase de démarrage peut seulement écarter une sanction si l’entreprise est engagée dans une mise en conformité sérieuse. Les autres catégories sont sur le calendrier officiel.
Quelle est la tolérance en matière de facturation électronique ?
Pour le démarrage, la DGFiP n’applique pas de sanction à l’entreprise qui rencontre des difficultés mais avance sérieusement vers la mise en conformité. Le code ajoute une règle durable : une première infraction réparée spontanément ou dans les trente jours d’une demande n’est pas sanctionnée, hors amende de réception. Ni l’une ni l’autre ne repousse vos dates.
Report et e-reporting, est-ce la même chose ?
Non. Un report décalerait la date d’une obligation ; le e-reporting est une obligation à part entière, la transmission à l’administration de données de transaction et de paiement. Il vise notamment les ventes à des particuliers, les échanges avec des entreprises étrangères et les opérations dont la TVA est due à l’encaissement. Il suit le même calendrier que la facture électronique, détaillé sur la page e-reporting.
Quel délai reste-t-il pour passer à la facturation électronique ?
Tout dépend de l’obligation. Pour recevoir, le choix d’une plateforme était attendu au plus tard le 1er septembre 2026 ; pour émettre, les grandes entreprises et ETI le font depuis cette date, quand l’échéance des PME, TPE et micro-entreprises tombe au plus tard le 1er septembre 2027. En cas d’oubli, le code laisse trente jours après une première demande de l’administration pour réparer une première infraction.
La facturation électronique est-elle reportée à 2028 ?
Aucune source officielle consultée au 26/09/2026 ne mentionne d’échéance en 2028, et le relevé du 01/10/2026 n’a rien trouvé de nouveau sur le calendrier. L’article 91 de la loi de finances pour 2024 ne permet de décaler la date des PME et micro-entreprises que jusqu’au 1er décembre 2027.
Toutes les sources
- Article 91 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024, version publiée au Journal officiel (Légifrance), consulté le 26/09/2026. Ouvrir
- impots.gouv.fr, « Je passe à la facturation électronique », modifiée le 01/09/2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
- DGFiP, guide pratique de la facturation électronique, juillet 2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
- DGFiP, FAQ « Je découvre la facturation électronique », version du 01/09/2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
- impots.gouv.fr, « Je découvre la facturation électronique », consulté le 26/09/2026. Ouvrir
- impots.gouv.fr, « J’approfondis mes connaissances sur la réforme », modifiée le 06/01/2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
- DGFiP, fiche 3 « À partir de quand mon entreprise doit-elle être prête ? », juin 2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
- DGFiP, FAQ « Tout savoir sur la facturation électronique », consulté le 26/09/2026. Ouvrir
- DGFiP, FAQ « J’approfondis la facturation électronique », version du 01/09/2026, consulté le 26/09/2026. Ouvrir
- Article 1737 du CGI sur Légifrance (version applicable du 21/02/2026 au 01/01/2027), consulté le 26/09/2026. Ouvrir
- impots.gouv.fr, « Toutes les actualités », consulté le 01/10/2026. Ouvrir
- impots.gouv.fr, actualité « Facturation électronique », publiée le 28/09/2026, consulté le 01/10/2026. Ouvrir
- Service-public.fr, actualités pour les entreprises, consulté le 01/10/2026. Ouvrir
- Ministère, communiqué n° 898 du 11 juillet 2026, « Facturation électronique : David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, annonce une approche de tolérance et de bienveillance dans la mise en œuvre de la réforme de la facturation électronique », consulté le 01/10/2026. Ouvrir
- Ministère, communiqué n° 980 du 1er septembre 2026, « La facturation électronique démarre aujourd’hui : priorité à l’accompagnement des entreprises », consulté le 01/10/2026. Ouvrir